La rubrique rétro en est déjà à son quatrième numéro… Et ce n’est qu’un début !
Pour ce nouvel opus, nous voici de retour sur notre bonne vieille NES avec cette fois-ci un des jeux les plus légendaires jamais sortis sur consoles, une référence absolue du jeu de plates formes et du jeu vidéo tout court : Je veux bien sûr parler de Super Mario Bros !

Commençons tout d’abord par un petit rappel historique pour rafraichir la mémoire des plus anciens (et des plus jeunes…) : Super Mario Bros n’est pas le premier jeu à mettre en scène le célèbre plombier moustachu. En effet, en 1981 sort Donkey Kong sur borne d’arcade dont le héros s’appelle Jump Man, celui-ci doit délivrer une princesse (ah tiens, ça me rappelle quelque chose…) prisonnière d’un énorme gorille tout en esquivant les différents projectiles que celui-ci lui lance. Un peu plus tard (en 1983) ce fameux Jump Man sera rebaptisé Mario en hommage à Mario Segali notamment à cause de sa ressemblance physique mais aussi grâce au fait qu’à l’époque M. Segali louait ses locaux à Nintendo… Voilà pour la petite histoire. C’est le 13 septembre 1985 que ce jeu phénomène sort sur Famicom (le nom de la NES au japon). Il arrivera quelques mois plus tard chez nous. Je parle d’un jeu phénomène car en fin de vie le jeu totalisait à lui tout seul 40 millions d’exemplaires vendus à travers le monde, ce qui en fait le jeu le plus vendu de toute l’histoire !!! Quand on sait que la NES s’est vendue à 50 millions d’unités, cela veut dire que 80% des possesseurs de NES avaient le jeu ! Mais si celui-ci s’est autant vendu, c’est qu’il devait avoir quelques qualités… Et bien, c’est le moins que l’on puisse dire.

Ce qui est sûr, c’est que Super Mario Bros ne brille pas quant à la qualité de son scénario… En effet, il pourrait (presque) tenir sur un ticket de métro ! Jugez plutôt : La princesse Peach a été enlevée par le terrible Bowser et rien ne va plus au royaume des champignons… Vous incarnez Mario (non sérieux ?) et allez tout faire pour la délivrer ! Hum hum…
Une fois la cartouche insérée et l’écran titre passé, la magie opère tout de suite ! Je me souviens à l’époque, j’étais comme émerveillé devant mon écran. Quel pied de contrôler ce petit bonhomme dans ces magnifiques décors, quel plaisir de courir, sauter, nager, éclater ces blocs avec un point d’interrogation ou encore aplatir mes ennemis grâce à cette jouabilité enfantine ! En effet, la « Nintendo Touch » relative au gameplay était déjà présente dans ce premier opus, le bouton A servait à sauter et le bouton B à courir (lorsqu’on restait appuyé dessus) et à balancer des boules de feu (après avoir pris la fameuse fleur). Autrement dit, il n’y a pas plus simple…

Le jeu était plutôt beau pour l’époque malgré une certaine redondance dans les décors. Les niveaux vous transportaient dans un monde onirique fait de blocs à détruire d’un coup de tête, de plates formes, de tuyaux verts, de précipices, etc… Le jeu se déroulait de jour comme de nuit mais aussi sur terre comme sous la mer. Bien sûr pour corser le tout, des ennemis empêchaient votre progression. Et parmi ceux-ci, on en retrouve de très célèbres (notamment grâce à leurs apparitions dans pas mal de jeux Nintendo) : Goomba le champignon nain, Koopa Troopa la tortue, les plantes carnivores, les frères marteaux, Lakitu sur son nuage, les scarabées blindés, les méduses et l’infâme Bowser.

Le jeu comptait 8 mondes distincts (ce qui est plutôt pas mal pour l’époque), composé chacun de 4 niveaux (32 niveaux en tout donc). On commençait au niveau 1-1 suivi du 1-2 puis du 1-3 pour enfin arriver au boss du monde 1-4. Une fois celui-ci éliminé on passait au niveau 2-1. Tranquille ? Pas tant que ça… En effet, le jeu a beau disposer d’une jouabilité instinctive, il n’en est pas pour autant facile et quelques passages vous donnaient du fil à retordre. L’indémodable champignon qui fait grandir et la fleur permettant de lancer des boules de feu n’étaient pas de trop pour arriver à vos fins. De plus, les 3 vies données généreusement au début de l’aventure partaient vite en fumée si vous ne faisiez pas preuve d’un minimum de concentration. Et une fois toutes vos vies épuisées il fallait tout recommencer (pas de sauvegarde à l’époque…). Mais en ramassant 100 pièces d’or ou en trouvant un 1UP vous pouviez obtenir une vie supplémentaire et vous donner quelques droits à l’erreur.

Autre élément qui a fait la réputation de la série des Mario : Les passages secrets ! Cet épisode ne déroge pas à la règle et en propose un petit paquet. Entre les salles bonus (remplies de pièces d’or) accessibles la plupart du temps en passant au travers d’un tuyau vert, les bonus haut perchés dans le ciel que l’on peut atteindre grâce au lierre grimpant et les célèbres Warp Zones, il y a de quoi faire ! En parlant des Warp Zones, celles-ci sont très bien cachées (du moins jusqu’à ce qu’on connaisse leurs emplacements) et vous permettront de passer du monde 1 à 4 et du monde 4 à 8 en moins de deux. En clair, une façon un peu expéditive de finir un tel chef d’œuvre. Petite chose amusante, une fois le jeu fini, les goombas se transformeront en scarabées blindés histoire de donner un petit peu de piment et de challenge à ceux qui voudraient recommencer l’aventure !

Le dernier point que je veux aborder concerne les musiques du jeu. Il m’est impossible de ne pas en parler. Ces quelques notes faites de « bips », de « tuts » et autres « ding » ont bercé mon enfance (et je pense aussi la votre les potos) et le seul fait d’entendre les premières mesures de ces morceaux me donnerait presque la larme à l’œil. Alors c’est clair que ces musiques ne sont pas des chefs d’œuvres mais la nostalgie aidant, elles résonnent en moi comme des œuvres majeures et cela pour l’éternité !
Pour conclure, on se rend compte à travers l’histoire du jeu vidéo que Super Mario Bros a ouvert la voie à la plupart des jeux de plates formes existants et que celui-ci a posé les bases de l’univers de Nintendo. On ne compte plus le nombre de jeux dérivés du monde de Mario avec par exemple, Super Mario Kart, Super Smash Bros, Mario Party, Mario Tennis, Mario Golf, etc… Nintendo a toujours réussi à maintenir un niveau de qualité proche de l’excellence pour tous ses jeux estampillés « Mario » et cela n’est pas près de s’arrêter. Le dernier exemple en date n’est autre que le dernier opus de la série à savoir : Mario Galaxy sur Wii.







Nostalgie faite par [KI@]Gargouille.