Et oui, voici déjà le troisième numéro de cette rubrique rétro !!!
Après deux premiers numéros consacrés à Street Fighter II et à Double Dragon II, nous allons nous intéresser cette semaine à une des références absolues du shoot’em up, je veux bien sûr parler de Metal Slug sur la Rolls des consoles 16 bits : la NeoGeo.

Sorti tout d’abord dans les salles d’arcade en 1996 sur MVS et juste quelques mois plus tard à relativement peu d'exemplaires sur console NeoGeo, Metal Slug est aujourd’hui l’un des jeux les plus rares et chers de la console malgré son âge avancé.
Cependant, à l’époque, le concept de Metal Slug n’est pas des plus révolutionnaires. En effet, il emprunte pas mal d’éléments de gameplay à ses illustres prédécesseurs que sont Turrican, Contra ou encore Geo Storm. Mais alors, pourquoi donc ce jeu est-il devenu une référence ?

Commençons tout de suite par l’aspect qui pour moi est le moins bien réussi, à savoir l’histoire et le background du jeu. Car bien que ce genre de jeu ne réclame pas une trame scénaristique hyper poussée, un scénario est le mérite d’être présent : Le général Morden veut à tout prix devenir le maître du monde et pour cela il a créé une armée composée de soldats surentraînés que vous devrez combattre avec les moyens du bord. Vous incarnez Marco Rossi, avec la complicité de Tarma Roving si vous décidez de vous attaquer au mode 2 joueurs, et votre mission sera de libérer les otages que vous croiserez durant votre périple et bien sur d’anéantir l’infâme despote.

Juste avant de vous lancer dans l’aventure, un mini tutorial vous apprendra la manière dont se joue le jeu (une habitude sur NeoGeo). Et le moins que l’on puisse dire, c’est que le jeu se manie de manière enfantine. En effet, le bouton A sert à tirer (il est possible de faire feu dans n’importe quelle direction et de tirer en sautant), le bouton B permet de sauter et enfin le bouton C sert à lancer une de vos grenades. Cependant, il faut les utiliser avec parcimonie car on se retrouve vite à court de minutions une fois dans le feu de l’action…
Et une fois l’écran vous annonçant « Mission 1 Start », le feu d’artifices commence ! Ce qui saute aux yeux en premier lieu, c’est la beauté des graphismes. Le jeu a beau être en 2D et dater de 1996, je me souviens qu’à l’époque, je n’arrivais pas à me concentrer sur le jeu car j’étais complètement focalisé sur les décors… En effet, Metal Slug fourmille de détails que ce soit au premier plan comme au deuxième. Par exemple, le premier niveau vous emmène dans la jungle et le seul fait de voir ces fameuses chutes d’eau me ferait presque verser une larme tellement c’est grandiose (même encore aujourd’hui… c’est dire !). De plus, vous serez transporté dans des niveaux aux décors vraiment distincts (ville, niveau sous la neige, etc…), ce qui accentue le côté varié du titre. L’aspect « cartoon » du jeu donne aussi un cachet original et on extermine sans scrupules les hordes d’ennemis qui vous assaillent dans un véritable tonnerre d’explosions tout cela dans la joie et la bonne humeur. Il suffit de voir les fameuses mimiques de votre personnage ou même celles des ennemis pour comprendre ce que je veux dire.

Pour vous aidez à avancer dans le jeu, les développeurs vous ont mis à disposition un arsenal complet. Vous commencez la partie avec un petit gun (et un canif pour le corps à corps en appuyant sur A) mais avec des munitions illimitées et 10 grenades mais au fur et à mesure de votre avancée, vous pourrez découvrir : Le Heavy Machine Gun (mitraillette), le fusil à pompe, le lance roquette et enfin le lance flamme. Autant dire qu’il y a de quoi faire mal à vos assaillants. De plus, par moments, vous pouvez emprunter un char d’assaut (le Metal Slug Super Vehicle 001) qui vous sera très utile. Un conseil, gardez-le le plus longtemps possible car vous ne craignez presque rien en restant à l’intérieur.
A la fin de chaque niveau, vous devrez aussi affronter des boss tous plus impressionnants les uns que les autres. La plupart du temps, ils prennent une bonne partie de l’écran et il faut batailler un moment avant de pouvoir s’en défaire. Mais quel soulagement une fois ceux-ci vaincus…
Passons maintenant au chapitre des (petites) déceptions. Bien que l’animation soit la plupart du temps de très bonne qualité avec une décomposition des mouvements à couper littéralement le souffle, le jeu souffre parfois de petits ralentissements à cause de la profusion d’éléments à animer à l’écran. Ce n’est pas très gênant mais il fallait bien que je trouve un défaut au jeu. De plus, le jeu est très court (6 niveaux) mais aussi très dur, il faut compter environ 30 à 45 minutes pour terminer le jeu… mais avec les continus infinis ! En effet, terminer le jeu ne serait ce qu’en utilisant 10 vies relève d’un pur exploit vidéoludique et si en même temps vous voulez finir le jeu à 100% (en délivrant tous les soldats) autant que vous avez du pain sur la planche et que vous avez des tendances un peu masochistes !

Voilà, pour conclure, je pense avoir à peu près tout dis sur ce chef d’œuvre du jeu vidéo. Malgré son âge avancé, il reste encore aujourd’hui une référence et un jeu à jamais inscrit au panthéon du shoot’em up toutes consoles confondues. Si vous en avez l’occasion, essayez le et je suis sûr que comme moi vous tomberez sous le charme de Metal Slug !






Nostalgie faite par [KI@]Gargouille.