Pour ce nouvel opus, j’ai choisi un jeu qui devrait rappeler une foule de souvenirs à un bon nombre de membres KI@ surtout si ceux-ci sont fans de jeux de foot sur consoles… Je veux bien sûr parler de la référence absolue des simulations de football. Aller, je ne laisse pas le suspense planer plus longtemps. L’heureux élu pour ce numéro se nomme (à prononcer avec l’accent !) : International Superstar Soccer Deluxe sur Super Nintendo !

Pour commencer, remettons nous tout d’abord dans le contexte de l’époque. Après un premier épisode des plus réussis (International Superstar Soccer) mais encore perfectible, Konami décide de lancer ISS Deluxe durant l’année 1995 dans le but de contrer le FIFA 95 de leur concurrent (de toujours) Electronic Arts. Déjà à l’époque, le titre de Konami brillait par sa jouabilité aux petits oignons mais aussi par le côté réaliste du déroulement des matchs contrairement à FIFA certes bien plus étoffé au niveau des licences et des modes de jeux mais handicapé par un gameplay assez arcade. Je me souviens que la première où j’ai joué à ISS Deluxe, je me suis dis « Whaouuu c’est vachement difficile… ». En effet, étant habitué à pratiquer FIFA, Super Soccer et Eric Cantona Football la surprise quand à la jouabilité du titre fut de taille. Puis au fil des parties, le plaisir de jeu à commencer à venir jusqu’à ne plus lâcher le jeu tant celui-ci se montrait supérieur en tous points par rapport à son concurrent direct. Mais qu’avait donc ce jeu en plus ? C’est ce que l’on va voir tout de suite.

Le premier souvenir qui me revient en tête, c’est que lorsque l’on arrivait sur l’écran titre du jeu, une voix digitalisé nous annonçait fièrement le titre du jeu : International Superstar Soccer Deluxe ! Ca n’a l’air de rien comme ça mais ça me fait toujours autant tripper… Une fois appuyé sur le bouton « start », on se retrouvait face à cet écran :

Bon c’est clair que pour être austère c’est austère, mais l’essentiel est ailleurs ! Commençons tout d’abord par le mode « Open Game » qui permet de se faire un match rapide, un mini tournoi ou un mini championnat. Une fois sélectionné, on se retrouve sur l’écran de sélection des équipes. Certes, le nombre est restreint, 36 équipes en tout et pour tout. Mais les principales nations de football sont présentes (France, Angleterre, Brésil, Allemagne, Italie, Argentine, etc…). Lors de la sélection un mini graphique nous indiquait les forces et faiblesses de l’équipe dans chaque compartiment de jeu : Attaque, milieu de terrain, défense, Gardien. Votre équipe favorite choisie, il fallait choisir un stade (fictif) avec différents motifs pour la pelouse ainsi que le paramétrage de la météo. Celle-ci offrait trois choix : Temps sec, pluie ou neige (une révolution à l’époque). Puis venait le moment de paramétrer sa (ou plutôt ses) stratégie(s). Et c’est clairement ici que ISS (et maintenant PES) enfonce littéralement FIFA. Tout vers l’attaque ou la défense (pour les plus frileux), jouer en contre, pressing, marquage individuel ou en zone, piège du hors jeu, contre attaque, jouer sur les ailes ou dans l’axe, etc… Tout y est ! De plus lors de la composition de l’équipe un petit smiley montrait l’état de forme des joueurs : un smiley rouge qui sourit signifiait que le joueur était à 200% et qu’il allait casser la baraque alors qu’un smiley violet et faisant non de la tête indiquait un joueur complètement hors de forme.

Tout ceci fait, il est temps de fouler la pelouse ! Juste avant le coup d’envoi et le fameux « Kick Off » de l’arbitre, un détail amusant était présent : le toss. Vous choisissiez pile ou face et en cas de bon choix, vous preniez soit le ballon soit un côté du terrain, comme en vrai quoi ! Le coup d’envoi donné, vous étiez plongé directement dans le bain et le moins que l’on puisse dire c’est que la première fois c’est vraiment pas évident. Le gameplay a beau être simple sur le papier : B pour faire une passe et les charges, A pour les passes longues, les centres et les tacles, Y pour courir, X pour tirer et R pour changer de joueur, il fallait coordonner tout ça et il fallait bien quelques longues minutes avant de pouvoir effectuer une attaque digne de ce nom.

Une fois tout ceci en tête, vous pouviez commencer à vous amuser à faire quelques gris-gris comme les ailes de pigeon, la talonnade, le coup du sombrero ainsi que tous les autres gestes appartenant à la panoplie du footeux à savoir la tête, la reprise de volée, le une-deux ou encore le très difficile ciseau retourné. Et une fois que vous maîtrisiez tout ça le bonheur était total et vous preniez vraiment plaisir à humilier vos adversaires en marquant 2 ou 3 buts. Pardon que dis-je : des goooooaaaaaaaaaaaaaaaaaals ! En effet, lorsqu’un but était marqué le commentateur s’enflammait et criait de la sorte ! Un vrai régal… pour peu que ce soit vous qui marquiez ! En parlant des commentaires, ils étaient assez rares mais ils avaient le mérite d’agrémenter l’action : « He Shoots », « Throw In », « Corner Kick », « Good Header », « Yellow Card » ou encore « Free Kick » pouvait-on entendre. Graphiquement, le jeu était vraiment beau et on reconnaissait plutôt facilement les stars du ballon rond malgré les noms fictifs (et oui pas de licence officielle pour le jeu…). L’animation de son côté était fluide avec parfois des petits ralentissements ça et là. Au chapitre des déceptions, on note l’absence d’équipes de clubs et de petits soucis concernant la gestion des courses et des coups de pied arrêtés. En effet, lorsque l’on accélérait grâce au bouton Y, le joueur avait tendance à devenir moins précis et assez souvent l’adversaire récupérait le ballon. Quant aux coups de pieds arrêtés, le système de flèche à déplacer pour donner la direction du ballon était peu précis mais à part ça c’est vraiment du tout bon !

De plus, pour vous aider à progresser un mode « Training » vraiment bien fichu vous apprenait les rudiments du jeu grâce à des challenges où vous deviez battre des records contre la montre dans divers exercices (dribbles, tirs, attaque, défense, corner et coup franc). En somme, un bon moyen de se perfectionner ! Le mode « International » quant à lui vous permettait de prendre part à un tournoi de style coupe du monde. Si les premiers tours se franchissaient aisément les derniers matchs donnaient pas mal de fil à retordre. Le « World Series » lui vous invitait à faire un championnat classique où terminer premier à l’issue de la saison (en match aller et retour) était vraiment une belle performance. Enfin le mode « Scénario » est peut être le plus intéressant. Celui-ci proposait 12 situations différentes et souvent inconfortables. En effet, la plupart du temps le scénario vous dit que vous êtes mené au score et vous devez renverser la vapeur dans les 4 ou 5 minutes restantes avec parfois 2 buts à remonter… Les scénarii varient en difficulté, de 1 à 5 étoiles. Voici le « cas » du plus difficile : Vous êtes l’Angleterre contre le Japon, il y a 1-1, vous obtenez un corner et il reste 2 secondes de jeu plus le temps additionnel et vous devez gagner ! Sueurs froides en perspective ! Et pour prolonger la durée de vie du jeu, celui-ci est jouable en multi-joueurs jusqu’à 4 en même temps et quand des potos débarquent pour jouer, on ne sait jamais quand on va s’arrêter ! Avis aux amateurs…
Voilà je pense avoir fait le tour de ce monument du jeu vidéo qui a ouvert la voie à la meilleure série de jeux de football jamais créée (à mon humble avis). Je pourrais encore vous parler des magnifiques épisodes sortis sur PS one (les ISS Pro Evolution) ou encore des différentes évolutions qu’a connu le jeu à travers les différents épisodes mais la place et le temps me manque. La guerre entre PES et FIFA fait encore rage aujourd’hui et malgré le fait que PES 2008 soit un tantinet « raté » (qui a parlé du online ???) par rapport à FIFA 08, la série de Konami reste pour moi (et pour pas mal de monde !) la référence du jeu de foot sur consoles !
We Are A Football Tribe !






Nostalgie faite par [KI@]Gargouille.