
La rubrique rétro est de retour !!!
Après un premier numéro consacré au meilleur jeu de combat de tous les temps (Street Fighter II), nous restons dans la baston mais avec un genre un peu différent : le beat’em all. Et l’heureux élu pour ce second volet est Double Dragon II : The Revenge !
Petit retour en arrière : Double Dragon II est sorti le 22 décembre 1989 au Japon (sur Famicom) et au milieu de l’année 1990 (sur NES) pour nous les petits européens. Cette version est en fait une adaptation du jeu original sorti en arcade mais le fait de le reproduire à l’identique sur la 8 bits de Nintendo étant trop difficile, les développeurs de l’époque nous avaient gratifiés d’un opus spécifique adapté aux capacités de la console. Et le moins que l’on puisse dire c’est que leur pari est réussi !
Une fois la cartouche insérée dans la console (après avoir soufflé à l’intérieur…) et l’écran titre du jeu passé, on découvre le scénario de celui-ci : En 19XX après une guerre nucléaire, la mafia a pris le contrôle des rues de New York. Mais deux gars surentraînés sont envoyés à la rescousse et tiennent tête à la pègre et aux voyous : et aussi étonnant que cela puisse paraître, il s'agit des frères Lee : Billy et Jimmy. Et cette fois-ci, les scénaristes se sont véritablement surpassés puisque la pauvre Marion (la petite amie de Billy) ne se contente plus simplement de se faire kidnapper et se fait carrément tuer dans cet épisode… Complexe le scénario, non ? Mais là n’est pas l’essentiel, revenons au jeu !

L’écran titre du jeu… A l’ancienne !
Une fois rentré dans le vif du sujet, on remarque tout de suite la jouabilité un peu particulière du jeu. En effet, tout dépend de la direction dans laquelle vous vous orientez pour porter un coup : lorsque votre personnage se dirige vers la droite, le bouton A sert à porter un coup de poing vers l'avant, tandis que le bouton B sert à effectuer un coup de pied arrière. Inversement, lorsque votre personnage regarde vers la gauche, presser le bouton A vous permet cette fois de protéger vos arrières par le biais d'un coup de pied, alors que le bouton B se retrouve dans ce cas dédié à la distribution de pains vers l'avant. Mais la panoplie de coups ne s’arrête pas là, vous pouvez effectuer des coups de coudes ou des coups de genoux et même chopper vos adversaires par la tignasse et les balancer quelques mètres plus loin. Le jeu est aussi agrémenté de quelques coups spéciaux comme le coup de pied « tourbillonnant » (Saut suivi de A+B), le super coup de genou ou encore l’uppercut hyper puissant permettant de mettre au tapis n’importe quel adversaire.

Le fameux super uppercut et coup de genou !
Certaines armes pouvaient aussi être utilisées. Parmi elles, on retrouve les couteaux, les barres de fer, les grenades ou encore la grosse boule métal avec des picots dessus. Autrement dit, il y mille et une façons d’anéantir ses adversaires.
De plus, le jeu était jouable via 2 modes de jeu (2 players A et 2 players B). Le mode A vous permettait de faire l’aventure à 2 joueurs mais sans que les héros puissent se toucher lors des bastons tandis qu’en mode B, il fallait faire attention à ne pas bastonner son pote lors des combats rapprochés sous peine de voir vos vies fondre comme neige au soleil et cela apportait une petite touche technique au jeu.
Parlons technique maintenant. Pour l’époque, le jeu était vraiment beau et faisait même parti de ce qui se faisait de mieux sur la 8 bits de Nintendo. Les graphismes des personnages ainsi que des décors étaient très détaillés avec des couleurs bien choisies et qui pétaient vraiment à la gueule. Les musiques, sans être exceptionnelles, mettaient immédiatement dans l’ambiance et donnaient envie de castagner du loubard. L’animation rendait elle aussi très bien, les mouvements de Billy et Jimmy étaient bien décomposés et le tout se déroulait avec une grande fluidité d’image et sans trop de ralentissements. Par contre les sprites avaient la fâcheuse tendance à clignoter ou à disparaître (un problème bien connu des possesseurs de NES) mais une fois habitué, on prenait son pied tout au long des 9 niveaux qui composaient le jeu. A ce propos, les niveaux proposés étaient longs et parfois difficiles surtout vers la fin du jeu. Je me souviens avoir pas mal galéré dans l’espèce de maison avec les plates formes qui disparaissaient au hasard ou encore dans le niveau avec les engrenages. En effet, il fallait sauter de plate forme en plate forme et cela demandait une concentration de tous les instants ainsi qu’un timing parfait lors des sauts… Crises de nerfs assurées !

Pas facile ce niveau ! Arghhhhhhh…
Malgré le poids des ans, ce jeu reste une référence sur NES mais aussi dans l’histoire du jeu vidéo. Double Dragon II a ouvert la voie à pas mal d’autres titres comme Final Fight, Street of Rage, Captain Commando, Battletoads ou encore The Punisher. Le jeu a été décliné sur pratiquement toutes les consoles et ordinateurs (Commodore 64, ZX Spectrum, Amstrad CPC, Amiga, Atari 2600, MSX, Master System, Game Boy, Super NES, Lynx, Game Gear, Mega Drive, Neo Geo, Jaguar, Playstation et même sur téléphone portable) avec un succès qui ne s’est jamais démenti tout au long de ces années. Et c’est avec une pointe de nostalgie que j’y rejoue assez souvent pour me rappeler tous ces bons moments que j’ai passé sur ma NES en compagnie de ce jeu au début des années 90.
Voici les musiques du jeu :
Musique du jeu |
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Quelques screenshots du jeu :






Nostalgie faite par [KI@]Gargouille.